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August 2, 2025
Stratégie B2B | Storytelling de Marque | Film Totem
Agence partenaire : BeeSight
Comment un court-métrage IA est devenu la star inattendue du Tech Day 2025. Le jeudi 18 septembre 2025, avec Thibaud Henry, nous avons eu le privilège de présenter en avant-première notre tout premier court-métrage IA, Marc et le Fid-Gun, sur grand écran au Kinepolis Imagibraine, dans le cadre du Tech Day organisé par FID-Manager.
Une salle comble. Un public concentré, intrigué. Et pour nous… l’aboutissement de plusieurs semaines de nuits courtes, de tests, d’échecs et de réinventions.
Mais surtout : la confirmation d’une conviction profonde.
Des films courts, narratifs et émotionnels peuvent transformer la manière dont les marques prennent la parole.
FID-Manager est une société spécialisée dans l’édition de logiciels pour les professionnels de la comptabilité. Chaque année, ils organisent la Tech Day au Kinepolis Imagibraine : une journée de conférences sur les innovations du secteur, à destination d’un public de comptables.
L’édition 2025 était stratégique : l’arrivée de Peppol (un nouveau standard de digitalisation des documents) prévue pour janvier 2026 allait transformer les habitudes de toute une profession.
Pour marquer les esprits dès l’ouverture de la journée, nous avons proposé à Jean-Luc Oosters, co-dirigeant de FID-Manager, un format radicalement différent :
Un court-métrage d’animation IA, projeté en salle avant les conférences.

Le film raconte l’histoire de Marc, un comptable débordé à l’approche de la clôture trimestrielle et de la remise TVA. Entre fatigue, paperasse et solitude, il semble au bord du burn-out.
Jusqu’au moment où un personnage énigmatique entre dans son bureau…
Dans sa main : un objet étrange.
Le Fid-Gun.
Un pistolet un peu magique, un peu absurde, capable de faire disparaître les problèmes comptables d’un simple rayon.
Ce n’est pas un tutoriel.
Ce n’est pas une pub produit.
C’est une allégorie visuelle, conçue comme un vrai court-métrage narratif, avec de l’humour, de l’émotion et un soupçon de fantastique.
Nous avons commencé ce projet en août 2025. Les outils IA de génération d’image et de vidéo évoluent à une vitesse fulgurante. Mais ma conviction, elle, est intemporelle :
ce qui compte avant tout, c’est la vision.
Définir un scénario, une direction artistique claire, et choisir les meilleurs outils à notre disposition pour offrir l’expérience visuelle la plus forte possible.
Un bon film, c’est surtout une bonne histoire.
Jean-Luc, co-dirigeant de Fid-Manager, et geek assumé, est arrivé avec une tonne d’idées. Avec Thibaud de chez BeeSight, nous avons tout repris, structuré, écrit chaque plan pour aboutir à un vrai court-métrage, avec une narration rythmée, une tension, un twist final…
Marc et le Fid-Gun, ce n’est pas un enchaînement de plans IA. C’est un scénario solide.
Une fois le script validé, nous avons proposé à Jean-Luc un moodboard visuel.
L’idée : définir clairement le style graphique du film. Grâce à l’IA, on peut aujourd’hui tester des dizaines d’univers en quelques heures, explorer des directions artistiques variées, affiner le rendu, et aligner tous les choix stylistiques avec l’ADN de la marque.
C’est un terrain de jeu, mais aussi une rigueur : le style doit servir l’histoire.

Marc, c’est notre héros. Un comptable un peu dépassé, légèrement grincheux, mais fondamentalement attachant.
Nous avons rapidement défini les traits de son visage, sa morphologie, ses vêtements, son attitude… jusqu’à créer l’image de référence de Marc : un avatar IA unique, identifiable, et surtout cohérent d’une scène à l’autre.
Cet acteur virtuel peut désormais vivre dans d’autres formats, d’autres campagnes. Il appartient à la marque.

Le Fid-Gun, c’est la star du film. L’arme ultime pour digitaliser les documents à la vitesse de l’éclair.
Nous voulions qu’il ressemble à un gadget entre le jouet et l’outil de science-fiction. Un design fun, exagéré, avec une vraie personnalité.
Nous avons d’abord imaginé le concept en IA générative, puis modélisé l’objet en 3D avec des outils IA avancés. Il devait être crédible, maniable, mémorable.
Et il l’est. Jean-Luc l'a même fait imprimé en 3D !

À ce stade, tout est prêt :
La génération d’image peut commencer.
Nous avons débuté par un élément clé : le bureau de Marc. C’est là que tout commence. Et là que se joue un des plus grands défis d’un film génératif : la cohérence visuelle entre les plans.
Pour y parvenir, nous avons créé différentes vues du bureau, sous plusieurs angles, et les avons retravaillées avec des techniques de post-production classiques (retouches, matte painting, colorimétrie…) pour assurer une unité visuelle parfaite d’une scène à l’autre.
Chaque plan généré sert ensuite à composer les scènes du storyboard.
Un énorme travail de prompting, de sélection, de retouches, de détails… jusqu’à construire un véritable storyboard illustré, qui devient la base de référence pour la génération vidéo.

Une fois chaque plan validé en image fixe, il est temps de donner vie à l’univers.
Chaque scène, chaque caméra, chaque mouvement… tout doit être pensé, décrit, guidé.
À partir du script et du storyboard, nous utilisons des prompts précis et techniques, inspirés du vocabulaire du cinéma traditionnel (travelling, plongée, zoom, mise au point…) pour piloter les outils d’animation IA.
L’objectif ?
Contrôler au maximum chaque plan, et faire en sorte que l’IA traduise fidèlement notre intention.
Cela demande du temps, des tests, beaucoup d’ajustements… mais c’est aussi là que la magie opère : les personnages s’animent, les scènes prennent vie, et l’histoire devient fluide, dynamique, cinématographique.
Une fois toutes les scènes animées, le vrai travail d’orfèvre commence :
assembler, rythmer, faire ressentir.
Le montage, c’est l’art de faire circuler l’émotion.
On choisit les meilleurs plans, on coupe les temps morts, on ajuste le tempo pour que chaque séquence trouve sa juste place dans l’histoire.
On n’est plus dans la simple compilation de vidéos générées.
On entre dans une logique cinématographique, avec un début, une montée en tension, un climax, une chute.
C’est aussi à cette étape que l’on affine les raccords, les transitions, les effets visuels si besoin.
Chaque détail compte : la durée d’un regard, le rythme d’un enchaînement, la respiration entre deux plans.
Le film prend sa forme finale, prêt à accueillir voix off et habillage sonore, dernière touche pour rendre l’expérience mémorable.
Une fois le montage image terminé, il manquait encore l’élément qui donne du relief à tout ça : le son.
Pour “Marc et le Fid-Gun”, on voulait une ambiance sonore proche du cinéma, mais toujours teintée d’humour et de légèreté.
On a donc recréé l’univers sonore du bureau :
→ les papiers qui volent,
→ les touches du clavier,
→ le “laser” bien senti du Fid-Gun,
→ et même quelques silences bien placés, pour poser l’émotion.
Côté musique, on a choisi une composition dynamique avec une pointe de tension, pour renforcer le côté narratif sans tomber dans l’épique pour finir avec une séquence émotion pour rendre l'histoire mémorable.
Marc ne s’est pas arrêté à l’écran géant du Kinepolis.
Depuis sa première apparition, il continue de vivre :
sur les réseaux sociaux, dans les couloirs de Fid-Manager, et bientôt… sur leur prochain stand événementiel.
Ce petit film d’animation IA, pensé comme un clin d’œil humoristique, est en train de devenir un véritable outil de communication.
Et ce n’est qu’un début.
Jean-Luc parle déjà de la suite.
Les retours sont là.
Et l’idée fait son chemin :
Créer un personnage. Le faire vivre. Le laisser incarner la marque.
Parce que demain, les marques qui marqueront les esprits ne se contenteront plus d’un logo.
Elles raconteront des histoires.
Elles auront des visages.
Elles construiront des univers.
Et grâce à l’IA, ce futur est accessible. Maintenant.
Alors, qui sera le prochain Marc ?
